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Un modèle de croissance irlandais pour le Canada atlantique

10/08/2021
Source :  Brison.ca

Les provinces de l’Atlantique sont peut-être à l’orée d’une période croissance économique extraordinaire, riche en possibilités que favoriseraient sa géographie et le dynamisme de sa population.

Comme l’a attesté le Atlantic Institute for Market Studies, des régions d’Europe et des États-Unis qui accusaient un retard font actuellement de très rapides progrès. Laissant derrière elles leur statut de région démunie, elles devancent dans certains cas les anciens centres de pouvoir économique. La Georgie, qui a déjà compté parmi les États défavorisés du Grand Sud américain, est maintenant en meilleure posture que certains États nantis. De même, l’Irlande, qui était aux prises avec une stagnation désastreuse, est aujourd’hui l’une des économies les plus dynamiques au monde.

De manière générale, le Canada atlantique n’a malheureusement pas connu une telle croissance. En outre, parmi les régions qui accusent un retard, elle est la seule qui a dû fonder autant d’espoir sur le développement économique imposé par le gouvernement et qui a reçu d’aussi fortes sommes pour les programmes élaborés à cette fin.

Ceux-ci émanaient d’une volonté sincère de faire progresser la région, mais ils n’ont pas répondu aux attentes.
Ceux et celles d’entre nous qui se sentent concernés par le sort de la région doivent avoir le courage de revoir les politiques du passé. À la prochaine assemblée générale du Parti progressiste conservateur, je proposerai tout simplement que les crédits du gouvernement, dont les exigences sont excessives, soient transférés à des gens d’affaires qui créent des emplois et des richesses dans les provinces de l’Atlantique. Depuis 40 ans, les programmes de développement régional se succèdent et il convient maintenant d’envisager une nouvelle façon de procéder dont l’efficacité pourrait être évaluée au bout de dix ans.
Le gouvernement fédéral perçoit en impôts quelque 380 millions $ auprès des sociétés de la région, un montant inférieur au budget de l’Agence de promotion économique du Canada Atlantique, qui se chiffre à 447 millions $. Je propose d’utiliser la plus grande partie de ce budget pour supprimer dans la région l’impôt fédéral sur le revenu des sociétés, et de laisser à l’Agence suffisamment d’argent comptant pour mettre en oeuvre des programmes utiles tels ceux voués à l’administration du fonds d’infrastructure et au soutien à l’innovation.
Cette mesure audacieuse ferait comprendre que les provinces de l’Atlantique sont un lieu propice pour faire du commerce et des profits et pour créer des emplois.
Une comparaison du budget de l’Agence et des impôts des sociétés permet de cerner aisément l’une des principales lacunes des programmes tels que ceux exécutés par l’Agence. Ces programmes ont pour effet de retirer de l’argent aux entreprises qui réussissent (et paient des impôts) et d’en remettre une partie – après le prélèvement de frais administratifs élevés – à d’autres entreprises, dont certaines sont prospères et d’autres pas.

L’Agence encourage les entreprises à se fier sur le gouvernement plutôt que sur le marché pour attirer des fonds. L’aide gouvernementale est, dans bien des cas, octroyée à des sociétés favorisées par des politiciens et des fonctionnaires, dont beaucoup réaliseraient de toute manière les projets prévus, avec ou sans l’aide du gouvernement. Un grand nombre de directeurs d’entreprises de la région demandent une aide en se disant que s’ils ne le font pas, ce sont leurs concurrents qui l’obtiendront. Et cette façon de faire donne des résultats.
Il est également possible d’améliorer la situation en réduisant les impôts des sociétés. Les entretiens que j’ai eus avec de nombreux chefs d’entreprise représentant aussi bien des petites que des grandes sociétés m’ont amené à conclure qu’une politique axée sur un objectif fiscal aurait davantage la faveur que celle actuellement en vigueur, qui privilégie les subventions. La nouvelle politique récompenserait davantage les réussites commerciales et permettrait aux entrepreneurs de conserver une plus grande proportion des fruits de leur travail et des risques qu’ils prennent, ce qui leur fournit les moyens et la motivation pour investir davantage et créer de nouveaux emplois.

Au milieu des années 1980, l’Irlande était aux prises avec une situation économique désastreuse : son PIB par habitant se chiffrait à 40% de celui du Canada. Par la suite, le gouvernement a réduit considérablement les impôts, surtout ceux sur le revenu des sociétés. L’Irlande devance maintenant le Canada avec un PIB par habitant de 10% supérieur. Il convient de noter que même si l’on supprimait l’impôt fédéral sur le revenu des sociétés dans le Canada atlantique, celui perçu par les provinces de la région équivaudrait sensiblement à celui d’Irlande.

Ce pays, qui compte 2,5 millions d’habitants, est tributaire du deuxième marché mondial : l’Europe. Les provinces de l’Atlantique, dont la population est équivalente, sont tributaires du plus important marché mondial : les États-Unis. Les réductions d’impôt peuvent donc aussi donner d’excellents résultats au Canada Atlantique.
L’Irlande a reçu des subventions de l’Union européenne, mais les transferts nets à ce pays représentaient une fraction seulement de ceux octroyés par le reste du Canada à la région de l’Atlantique. Les transferts fédéraux ont leur place, mais l’exemple de l’Irlande montre que la façon de les utiliser a également son l’importance.
Certains craindront peut-être que les réductions d’impôt dans les provinces de l’Atlantique créent des problèmes politiques en déplaçant l’activité économique vers cette région. Toutefois, le programme fiscal que je propose écarterait les entreprises qui déménageraient d’une autre région. La prospérité du Canada Atlantique avantagera l’ensemble du pays car elle contribuera à réduire le fardeau fiscal des provinces riches et créera de nouveaux marchés.

Les politiques fiscales stratégiques ont créé de la richesse partout où elles ont été mises en oeuvre et elles pourraient avoir cet effet dans les provinces de l’Atlantique. Le contexte mondial actuel est très différent de celui dans lequel les premiers programmes de développement régional ont été instaurés. La nouvelle économie planétaire appelle une nouvelle façon de faire qui permettra aux résidents du Canada atlantique d’insuffler un plus grand dynamisme dans leur région.

Scott Brison, député
Kings-Hants

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